Piratage : les studios s’attaquent aux sites de streaming
29 juin, 2009 par Nicolas BADRIGNANS
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Les temps sont durs pour les pirates. Après avoir fait fermer les principaux forums spécialisés dans les sous-titres de séries américaines et le plus gros portail francophone dédié au téléchargement sur le réseau Bittorrent, Snowtigers, les studios s’attaquent aujourd’hui aux sites de streaming. Ils sont une dizaine, et non des moindres, en quelques jours a avoir tiré le rideau. Les administrateurs ont simplement été prévenus qu’ils seraient bien avisés de stopper toute activité. Entre les ligne : s’ils ne voulaient pas avoir de sérieux ennuis. « C’est un simple avertissement qui semble avoir eu beaucoup d’impact. Sans doute y a-t-il eu un effet boule de neige, explique Frédéric Delacroix, délégué général de l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle. Notre objectif est clair : diminuer l’offre pirate disponible sur internet. »
Pas étonnant donc de s’en prendre aux sites de streaming : à l’heure où plane la menace Hadopi, cette technologie est devenu particulièrement à la mode. Elle permet de regarder des films, dont certains avant même leur diffusion au cinéma, sans avoir à les télécharger. Pas ou peu de risque donc pour l’internaute de se faire repérer. Les sites francophones les plus réputés, pour la plupart fermés aujourd’hui, accueillaient plusieurs centaines de milliers de visiteurs par jour. De véritables petites entreprises dont l’audience pouvait générer des revenus publicitaires conséquents.
Reste que les utilisateurs ne semblent pas spécialement abattus : « Ils ont fait fermé une dizaine de sites de streaming cette semaine… mdr, il y en a au moins autant qui ont déjà ouvert sur la même période. Ils (les majors, ndlr) n’ont aucun de moyen de maitriser ce phénomène », estime un internaute sur 01net. N’empêche : l’étau se resserre, c’est un fait. Et si les plus aguerris trouveront toujours un moyen d’accéder à des oeuvres piratées, pas sûr à force que le grand public y parvienne.
Rapidshare condamné
RapidShare 0, la Gema 1. L’équivalent allemande de la Sacem vient de gagner un procès contre le plus célèbre des sites d’hébergement et de partage de fichiers à grande vitesse. RapidShare devra retirer plusieurs milliers de titre protégés par droits d’auteurs et s’assurer dorénavant qu’aucun contenu pirate ne soit accessible au téléchargement. Pas une mince affaire.
Piratage : Snowtigers, c’est terminé
9 juin, 2009 par Nicolas BADRIGNANS
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Coup de filet dans le monde du piratage sur internet. La gendarmerie vient de mettre un terme à l’activité de Snowtigers.net. Une dizaine de personnes ont été arrêtées et une vingtaine de serveurs saisis.
L’affaire, révélée par Zataz.com, fait grand bruit sur la toile. Pas étonnant : Snowtigers.net était le plus important site francophone dédié à l’échange de fichiers pirates sur Bittorrent, l’un des réseaux P2P visés en priorité par la loi Hadopi. Plusieurs centaines de milliers de membres partageaient films, séries TV, albums, livres électroniques, jeux vidéos et autres logiciels en toute illégalité. Accessible uniquement sur abonnement, après avoir été invité parun membre de la communauté, Snowtigers. net était particulièrement bien structuré et incroyablement riche. Une sorte de Fnac parallèle, en avance sur l’offre légale.
« Snowtigers était une priorité », assure sur Frédéric Delacroix. Le délégué général de l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle parle de « délinquance organisée », d’un « vaste réseau international qui est parvenu à amasser plusieurs centaines des milliers d’euros ». Les membres pouvaient faire un don pour acquérir un statut privilégié leur permettant de télécharger à vitesse grand “V” et d’accéder en priorité aux dernières nouveautés.
Reste une question qui alimente nombre de forums de discussions : les forces de l’ordre vont-elles remonter jusqu’aux utilisateurs ? Si tel est le cas, les pirates ont du souci à se faire. D’autant que Frédéric Delacroix est clair : « Nous avons d’autres sites dans le collimateur. Ca peut prendre du temps, mais ils tomberont eux aussi. »
Les réseaux cryptés pointent le bout de leur nez
20 mai, 2009 par Nicolas BADRIGNANS
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IPODAH. C’est le nom d’un nouveau service qui devrait, s’il est utilisé à certaines fins peu scrupuleuses, protéger les internautes des foudres d’Hadopi. L’idée est de créer un réseau virtuel totalement anonyme, dans lequel les internautes peuvent télécharger n’importe quel type de fichier sans être identifié. IPODAH est aujourd’hui en phase de beta test. Il faut donc un sésame pour pouvoir l’utiliser. La Faq du site précise qu’il s’agit d’un « simple service de VPN, tout ce qu’il y a de plus légal [...] Nous nous plierons à la législation française tant que le service est en France. Nous sommes en discussions pour monter le service final aux Pays Bas et donc dépendre de la législation néerlandaise. » Reste une inconnue : le prix du ticket d’entrée une fois le système commercialisé.
Pirate Bay propose un service similaire baptisé IPREDator, en référence à l’Ipred (Intellectual roperty rights enforcement directive), l’équivalent suédois d’Hadopi. Tarif : 5 € par mois. Selon PCInpact, IPREDator compte déjà plus de 100 000 inscrits… Il va falloir plancher sur Hadopi 2.
PS : merci à Iker91 pour l’info.
Comment les pirates peuvent contourner Hadopi
18 mai, 2009 par Nicolas BADRIGNANS
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Pirates, tremblez. Avec l’adoption définitive d’Hadopi, texte qui entend favoriser la diffusion et la protection de la création sur internet, la chasse sera bientôt ouverte. Problème pour le gouvernement : il existe déjà des solutions permettant de passer assez facilement entre les mailles du filet. Pour faire simple, la loi cible en priorité les réseaux d’échange de fichiers. Les Bittorrent et autres eMule dont le principe repose le partage des données. Je t’envoie tel bout de fichier, tu me donnes tel autre. C’est pendant ces transferts que les internautes peu scrupuleux sont repérés. Les plus aguerris, et ceux qui le deviendront, vont donc rapidement se tourner vers d’autres systèmes, plus discrets. Tout d’horizon des principaux.
Le plus simple : le partage entre amis
Les disques durs réseau sont désormais accessibles au grand public et les débits qui permettent d’envoyer des fichiers (upload) de plus en plus importants. Il devient donc possible de partager, entre personnes autorisées et à distance, n’importe quel type de contenu. Une sorte de pot commun dans lequel les amis s’échangent films, albums et autres logiciels. Encore plus simple : la clé USB ou le disque dur portable. Ce n’est pas Hadopi qui va savoir qu’un-tel est allé chez un-tel autre copier des centaines voire des milliers de fichiers. Évidemment, ces deux systèmes sont de fait limités par la taille et les ressources de sa “communauté”.
Le plus ancien : les newsgroups
Trente ans d’existence, toujours aussi performants. Les newsgroups sont, pour simplifier, des boîtes à lettres géantes classées par thèmes. Si à la base cette structure était uniquement utilisée par les scientifiques pour partager leurs connaissances, aujourd’hui les pirates s’en servent pour poster toute sorte de contenu. Ici, pas de partage. L’internaute récupère ce qu’il y a disposition. Les transferts, extrêmement rapides, sont chiffrés et les serveurs qui hébergent les fichiers souvent situés à l’étranger. Résultat : il faut déployer d’énormes moyens pour identifier les fraudeurs. Le risque est donc proche du zéro dans le cadre d’Hadopi. Reste que l’accès aux newsgroups est payant (ce qui prouve vu leur succès que les consommateurs sont prêts à mettre la main au portefeuille lorsque l’offre est de qualité) et complexes à utiliser.
Les plus rapides : les RapiShare et autres Megaupoalds
Les sites de partage de fichiers font aujourd’hui un tabac. A l’instar des newsgroups, ils sont payants et l’identification des utilisateurs est difficile. Les RapidSahre et autres Megauploads, pour ne citer qu’eux, permettent aux internautes d’envoyer et de récupérer plusieurs gigaoctects de données à vitesse grand “V”. Évidemment, ces services, moins faciles d’accès que les système P2P, ne servent pas uniquement à partager du contenu pirate. Mais dans le lot, il doit bien y avoir déjà le dernier Star Treck en haute définition…
Freezer se joue d’Hadopi
Freezer est un petit programme qui fait grand bruit sur la toile actuellement. Il est sans doute le seul à permettre d’enregistrer la musique diffusée par les sites d’écoute en streaming. Vous ne trouverez évidemment pas dans ces pages le mode d’emploi. « De par le fonctionnement de Freezer, basé sur la récupération d’un flux en streaming, l’utilisateur échappe à ce contrôle, il est indétectable pour Hadopi. Le trafic internet est en effet indifférentiable de celui d’une personne qui écouterait simplement des titres [...]. Freezer démontre simplement que l’internaute peut contourner aisément cette loi déjà obsolète », peut-on lire sur le site du programme. Après tout, Hadopi ne nous empêche pas d’enregistrer la musique qui passe à la radio !
Piratage des logiciels : peut mieux faire !
13 mai, 2009 par Nicolas BADRIGNANS
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Le piratage des logiciels est - légèrement - en baisse dans l’Hexagone. Selon une étude de Business Software Alliance, le nombre de programmes copiés et utilisés sur ordinateur en toute illégalité est passé de 42 % à 41% entre 2007 et 2008. Le manque à gagner pour l’industrie a quant à lui augmenté, passant de 2 601 à 2 760 millions de dollars en 2008. « Cette année encore, les résultats démontrent que notre action commence à porter ses fruits mais que nous avons encore fort à faire en France pour réduire davantage le piratage », déclare dans un communiqué Natacha Jollet-David, porte-parole de la BSA en France.
L’association, qui regroupe les plus grands fabricants de logiciels, craint pas ailleurs que la toujours plus grande accessibilité à internet ait, au niveau international, des effets néfastes sur le piratage des Word, Photoshop et autres Outlook. « Au cours des cinq prochaines années, dans les pays émergents, 460 millions de personnes se connecteront en ligne, peut lire sur le site internet français de la BSA. La progression sera à son maximum parmi les consommateurs et les petites entreprises, chez qui les taux de piratage tendent à être supérieurs à ceux des grandes entreprises et des administrations ». Heureusement, il y a Hadopi.
Contrefaçon d’un film : Dailymotion blanchi
12 mai, 2009 par Nicolas BADRIGNANS
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C’est une première. Dailymotion vient d’être blanchi en appel après avoir été condamné en 2007 pour contrefaçon. Le site avait diffusé le film Joyeux Noël, ce qui n’avait pas plu au producteur et au distributeur. Pour faire simple, la justice a estimé que la plateforme vidéo, qui accueille environ 5 millions de visiteurs par mois, n’a qu’un simple statut d’hébergeur. Et non d’éditeur des contenus qu’elle diffuse. De quoi sans doute calmer les attaques de l’industrie du cinéma.
Hadopi : c’est reparti
29 avril, 2009 par Nicolas BADRIGNANS
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Le gouvernement espère cette fois-ci que l’affaire sera bouclée d’ici le 5 mai. Il va y avoir du sport au palais Bourbon tant le projet, qui prévoit notamment la coupure de l’accès à internet en cas de téléchargement illégal, soulève les passions et divise les élus.
Séries TV américaines : les studios menacent les sites spécialisés dans les sous-titres
22 avril, 2009 par Nicolas BADRIGNANS
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Nouveau coup dur pour les pirates. Et en particulier ceux qui apprécient les Heroes et autres Desperate housewives en version originale directement importés des Etats-Unis via internet. Bon nombre de sites spécialisés dans la création et la mise à disposition de sous-titres français de séries américaines, sésames indispensables pour la plupart des amateurs, viennent de couper les vannes. La raison ? Des avertissements de grands studios envoyés par courrier fin février.
Le département anti-piraterie de NBC Universal est on ne peut plus clair : « En mettant à la disposition du public sans autorisation des contenus protégés par la propriété intellectuelle, tels que des traductions des dialogues des oeuvres NBC Universal, vous portez atteinte à nos droits, peut-on lire sur heroes-france.fr. Ceci engage votre responsabilité civile et vous expose à d’éventuelles poursuites judiciaires [...]. En outre, la violation de ces droits est constitutive d’infractions pénales. » L’administrateur du site a visiblement bien compris le message : « Je suis dans le regret de vous annoncer que nous ne mettrons plus à disposition les sous-titres pour la série. » La réaction semble être la même chez tous ceux qui ont reçu ces menaces : on arrête par peur des représailles. « Ce mail est réel, ce n’est pas un blague à prendre à la légère [...] Cela ne fait que commencer. Il va y avoir du changement, il faut s’y attendre, et bien sûr s’y préparer… », explique un des membres de Usub. Le site, une institution, n’a pas pour l’heure pas reçu de menaces.
Les réactions des internautes ont été immédiates. Les forums croulent sous les commentaires. Certains crient au scandale, d’autres se montrent réalistes et bonne foi. A l’image de Kelpan : « Évidement, tout le monde sait que ce que nous faisons avec passion est un acte tout à fait illégal. Nous violons la loi sur la propriété intellectuelle… Je pense que c’est un coup bien joué de la part de la Warner. Il restera cependant des résistants cachés dans le fin fond du web pour continuer le subbing. » Certes mais le grand public aura désormais beaucoup plus de mal à s’approvisionner.
Reste pour les amateurs à espérer une amélioration de l’offre légale. Si les séries n’arrivaient pas avec tant de retard en France, le phénomène “fansub” n’aurait sans doute jamais pris autant d’importance.
Loi anti-piratage : la résistance s’organise
22 avril, 2009 par Nicolas BADRIGNANS
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La politique du gouvernement en matière de piratage fait des vagues. Aux quatre coins du web, des groupes se constituent pour lutter contre les lois qui se profilent. Après la Quadrature du net, voici le Réseau des pirates. Leur slogan : “Nous sommes des millions, ils font de nous des pirates”. Fondé par des blogueurs, activistes, journalistes et autres spécialistes des nouvelles technologies, le groupe propose aux internautes de signer un pacte visant à préserver les libertés offertes par le numérique. « Ils sont, nous sommes, des millions, en France, chaque jour à échanger des oeuvres : des tubes, des films à la mode, mais aussi des films et des disques rares, introuvables, des œuvres oubliées ou “tombées” dans le domaine public, peut-on lire sur la page d’accueil du Réseau. Ces pratiques sont là pour durer. Elles sont inscrites dans la révolution numérique. » Le mouvement demande aux responsables politiques de « reconnaître le présent et prendre le parti des possibles » et utilise toutes les ressources du web (sites communautaires, bannières à télécharger etc.) pour se répandre comme une traînée de poudre. Près de 10 000 internautes ont déjà signé le pacte.
Parallèlement à cette mobilisation, qui se veut « citoyenne, spontanée et absolument pas partisane », d’autres formes de résistances, moins idéologiques, se mettent place. L’idée est d’utiliser des technologies qui permettent d’accéder à des oeuvres piratées sans utiliser les traditionnels logiciels de P2P, amenés à se transformer en véritables mouchards. L’incorrigible Pirate Bay vient par exemple d’annoncer le lancement début avril de iPredator. Ce système sophistiqué, basé sur un réseau virtuel (VPN pour les initiés) et proposé à 5 € par mois, offrira aux internautes la possibilité de s’échanger n’importe quel type de contenu multimédia sans laisser de trace. La loi Création et internet est-elle vraiment la bonne solution ?








