Piratage : Snowtigers, c’est terminé
juin 9, 2009 by Nicolas BADRIGNANS
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Coup de filet dans le monde du piratage sur internet. La gendarmerie vient de mettre un terme à l’activité de Snowtigers.net. Une dizaine de personnes ont été arrêtées et une vingtaine de serveurs saisis.
L’affaire, révélée par Zataz.com, fait grand bruit sur la toile. Pas étonnant : Snowtigers.net était le plus important site francophone dédié à l’échange de fichiers pirates sur Bittorrent, l’un des réseaux P2P visés en priorité par la loi Hadopi. Plusieurs centaines de milliers de membres partageaient films, séries TV, albums, livres électroniques, jeux vidéos et autres logiciels en toute illégalité. Accessible uniquement sur abonnement, après avoir été invité parun membre de la communauté, Snowtigers. net était particulièrement bien structuré et incroyablement riche. Une sorte de Fnac parallèle, en avance sur l’offre légale.
« Snowtigers était une priorité », assure sur Frédéric Delacroix. Le délégué général de l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle parle de « délinquance organisée », d’un « vaste réseau international qui est parvenu à amasser plusieurs centaines des milliers d’euros ». Les membres pouvaient faire un don pour acquérir un statut privilégié leur permettant de télécharger à vitesse grand “V” et d’accéder en priorité aux dernières nouveautés.
Reste une question qui alimente nombre de forums de discussions : les forces de l’ordre vont-elles remonter jusqu’aux utilisateurs ? Si tel est le cas, les pirates ont du souci à se faire. D’autant que Frédéric Delacroix est clair : « Nous avons d’autres sites dans le collimateur. Ca peut prendre du temps, mais ils tomberont eux aussi. »
Les réseaux cryptés pointent le bout de leur nez
mai 20, 2009 by Nicolas BADRIGNANS
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IPODAH. C’est le nom d’un nouveau service qui devrait, s’il est utilisé à certaines fins peu scrupuleuses, protéger les internautes des foudres d’Hadopi. L’idée est de créer un réseau virtuel totalement anonyme, dans lequel les internautes peuvent télécharger n’importe quel type de fichier sans être identifié. IPODAH est aujourd’hui en phase de beta test. Il faut donc un sésame pour pouvoir l’utiliser. La Faq du site précise qu’il s’agit d’un « simple service de VPN, tout ce qu’il y a de plus légal [...] Nous nous plierons à la législation française tant que le service est en France. Nous sommes en discussions pour monter le service final aux Pays Bas et donc dépendre de la législation néerlandaise. » Reste une inconnue : le prix du ticket d’entrée une fois le système commercialisé.
Pirate Bay propose un service similaire baptisé IPREDator, en référence à l’Ipred (Intellectual roperty rights enforcement directive), l’équivalent suédois d’Hadopi. Tarif : 5 € par mois. Selon PCInpact, IPREDator compte déjà plus de 100 000 inscrits… Il va falloir plancher sur Hadopi 2.
PS : merci à Iker91 pour l’info.
Comment les pirates peuvent contourner Hadopi
mai 18, 2009 by Nicolas BADRIGNANS
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Pirates, tremblez. Avec l’adoption définitive d’Hadopi, texte qui entend favoriser la diffusion et la protection de la création sur internet, la chasse sera bientôt ouverte. Problème pour le gouvernement : il existe déjà des solutions permettant de passer assez facilement entre les mailles du filet. Pour faire simple, la loi cible en priorité les réseaux d’échange de fichiers. Les Bittorrent et autres eMule dont le principe repose le partage des données. Je t’envoie tel bout de fichier, tu me donnes tel autre. C’est pendant ces transferts que les internautes peu scrupuleux sont repérés. Les plus aguerris, et ceux qui le deviendront, vont donc rapidement se tourner vers d’autres systèmes, plus discrets. Tout d’horizon des principaux.
Le plus simple : le partage entre amis
Les disques durs réseau sont désormais accessibles au grand public et les débits qui permettent d’envoyer des fichiers (upload) de plus en plus importants. Il devient donc possible de partager, entre personnes autorisées et à distance, n’importe quel type de contenu. Une sorte de pot commun dans lequel les amis s’échangent films, albums et autres logiciels. Encore plus simple : la clé USB ou le disque dur portable. Ce n’est pas Hadopi qui va savoir qu’un-tel est allé chez un-tel autre copier des centaines voire des milliers de fichiers. Évidemment, ces deux systèmes sont de fait limités par la taille et les ressources de sa “communauté”.
Le plus ancien : les newsgroups
Trente ans d’existence, toujours aussi performants. Les newsgroups sont, pour simplifier, des boîtes à lettres géantes classées par thèmes. Si à la base cette structure était uniquement utilisée par les scientifiques pour partager leurs connaissances, aujourd’hui les pirates s’en servent pour poster toute sorte de contenu. Ici, pas de partage. L’internaute récupère ce qu’il y a disposition. Les transferts, extrêmement rapides, sont chiffrés et les serveurs qui hébergent les fichiers souvent situés à l’étranger. Résultat : il faut déployer d’énormes moyens pour identifier les fraudeurs. Le risque est donc proche du zéro dans le cadre d’Hadopi. Reste que l’accès aux newsgroups est payant (ce qui prouve vu leur succès que les consommateurs sont prêts à mettre la main au portefeuille lorsque l’offre est de qualité) et complexes à utiliser.
Les plus rapides : les RapiShare et autres Megaupoalds
Les sites de partage de fichiers font aujourd’hui un tabac. A l’instar des newsgroups, ils sont payants et l’identification des utilisateurs est difficile. Les RapidSahre et autres Megauploads, pour ne citer qu’eux, permettent aux internautes d’envoyer et de récupérer plusieurs gigaoctects de données à vitesse grand “V”. Évidemment, ces services, moins faciles d’accès que les système P2P, ne servent pas uniquement à partager du contenu pirate. Mais dans le lot, il doit bien y avoir déjà le dernier Star Treck en haute définition…
Freezer se joue d’Hadopi
Freezer est un petit programme qui fait grand bruit sur la toile actuellement. Il est sans doute le seul à permettre d’enregistrer la musique diffusée par les sites d’écoute en streaming. Vous ne trouverez évidemment pas dans ces pages le mode d’emploi. « De par le fonctionnement de Freezer, basé sur la récupération d’un flux en streaming, l’utilisateur échappe à ce contrôle, il est indétectable pour Hadopi. Le trafic internet est en effet indifférentiable de celui d’une personne qui écouterait simplement des titres [...]. Freezer démontre simplement que l’internaute peut contourner aisément cette loi déjà obsolète », peut-on lire sur le site du programme. Après tout, Hadopi ne nous empêche pas d’enregistrer la musique qui passe à la radio !
Hadopi : c’est reparti
avril 29, 2009 by Nicolas BADRIGNANS
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Le gouvernement espère cette fois-ci que l’affaire sera bouclée d’ici le 5 mai. Il va y avoir du sport au palais Bourbon tant le projet, qui prévoit notamment la coupure de l’accès à internet en cas de téléchargement illégal, soulève les passions et divise les élus.
Loi anti-piratage : la résistance s’organise
avril 22, 2009 by Nicolas BADRIGNANS
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La politique du gouvernement en matière de piratage fait des vagues. Aux quatre coins du web, des groupes se constituent pour lutter contre les lois qui se profilent. Après la Quadrature du net, voici le Réseau des pirates. Leur slogan : “Nous sommes des millions, ils font de nous des pirates”. Fondé par des blogueurs, activistes, journalistes et autres spécialistes des nouvelles technologies, le groupe propose aux internautes de signer un pacte visant à préserver les libertés offertes par le numérique. « Ils sont, nous sommes, des millions, en France, chaque jour à échanger des oeuvres : des tubes, des films à la mode, mais aussi des films et des disques rares, introuvables, des œuvres oubliées ou “tombées” dans le domaine public, peut-on lire sur la page d’accueil du Réseau. Ces pratiques sont là pour durer. Elles sont inscrites dans la révolution numérique. » Le mouvement demande aux responsables politiques de « reconnaître le présent et prendre le parti des possibles » et utilise toutes les ressources du web (sites communautaires, bannières à télécharger etc.) pour se répandre comme une traînée de poudre. Près de 10 000 internautes ont déjà signé le pacte.
Parallèlement à cette mobilisation, qui se veut « citoyenne, spontanée et absolument pas partisane », d’autres formes de résistances, moins idéologiques, se mettent place. L’idée est d’utiliser des technologies qui permettent d’accéder à des oeuvres piratées sans utiliser les traditionnels logiciels de P2P, amenés à se transformer en véritables mouchards. L’incorrigible Pirate Bay vient par exemple d’annoncer le lancement début avril de iPredator. Ce système sophistiqué, basé sur un réseau virtuel (VPN pour les initiés) et proposé à 5 € par mois, offrira aux internautes la possibilité de s’échanger n’importe quel type de contenu multimédia sans laisser de trace. La loi Création et internet est-elle vraiment la bonne solution ?





